Africa Computing - Un nouveau câble optique de 28.000 km relie l’Afrique au reste du monde !

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Un nouveau câble optique de 28.000 km relie l’Afrique au reste du monde !

Publié le jeudi 13 juin 2002

Un nouveau câble optique relie l’Afrique au reste du monde

Source : DAKAR (Reuters) - mardi 28 mai 2002

Un consortium international de 36 entreprises a mis en service un nouveau câble de télécommunications en fibre optique reliant le continent africain à l’Asie et l’Europe.

Ce câble long de 28.000 km, qui a coûté près de 650 millions de dollars et devrait fonctionner 25 ans, part du Portugal pour faire le tour de l’Afrique et de l’Inde avant d’achever sa course en Malaisie.

C’est la première fois qu’une liaison entièrement sous-marine relie les trois continents.

"Nous comblons le fossé numérique avec les autres continents", a déclaré le président sénégalais Abdoulaye Wade lors de l’inauguration du câble à Dakar.

La capacité annoncée de la liaison est de 5,8 millions d’appels téléphoniques simultanés, soit l’équivalent du chargement de 35 DVD par seconde.

Liaison sous-marine à fibres optiques : 500 milliards pour connecter Dakar et l’Afrique

Source : Sud Quotidien (Dakar) - 28 Mai 2002 - Mame Aly Konte

28.000 km, c’est la distance parcourue par le système de câble sous-marin, " Sat-3/Wasc/Safe " qui a été inauguré hier par le président Abdoulaye Wade, à Dakar. Initié par 36 opérateurs issus de 32 pays dont 12 d’Afrique, 7 d’Asie, deux d’Amérique du nord, 10 d’Europe, et un d’Océanie, le câble sous-marin a pour objectif de connecter l’Afrique, par la mer, au réseau mondial de câbles à fibres optiques.

Selon Cheikh Tidiane Mbaye, Directeur Général de la Sonatel, " de par son coût, le câble n’a pas d’équivalent. D’une capacité initiale de 20 Gigabits par seconde, qui sera porté à 40 Gigabits en septembre, ce câble extensible à 120 Gigabits/s, l’équivalent de 6 millions de communications téléphoniques simultanées, est connecté à d’autres systèmes qui lui assurent des prolongements vers d’autres pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique du nord. "

D’un coût d’environ 500 milliards Fcfa, l’impact de ce câble sur les réseaux des différents pays traversés est considérable, de l’avis du Directeur général de la Sonatel, en termes de capacité accrue, pour les services existants de voies et de données en particulier pour Internet, mais aussi d’amélioration des services et de sécurisation du trafic. Egalement touchés par le projet, la télémédecine, et le télé-enseignement.

Connecter l’Afrique au réseau mondial, des câbles sous-marins à fibres optiques, développer les services téléphoniques de base et les services larges bandes et multimédias comme Internet, les télé services etc. C’est entre autres, les objectifs majeurs de ce projet à haute technologie et d’intégration qui vient d’être lancé.

Dans ce système d’échanges technologiques, qui associe expertise du Nord et du Sud, à travers South African Telkom, France Telecoms et la Sonatel, les partenaires ont posé, selon le président Wade, les bases d’une collaboration large qui confirme les ambitions du Nouveau partenariat pour le développement (Nepad).

Selon le Président sénégalais, qui a en charge le secteur des télécommunications au sein du Nepad, " c’est un outil d’intégration qui vient à son heure, dans le cadre des rencontres périodiques entre chefs d’Etat, mais aussi au sein du G8. " Annonçant la fin des monologues superposés, le président de la république n’a pas hésité à dire que l’heure est au vrai dialogue. Et dans ce faisceau de relations tissées à travers le monde, où l’Afrique doit s’affirmer un peu plus" il est heureux, a ajouté maître Wade, de voir que l’Afrique quitte sa position de périphérie, pour rejoindre le camp des pays qui émergent. Je suis comblé, a dit enfin le président Wade, de voir que les africains sont capables de faire des réalisations qui peuvent honorer la science moderne. "

6 millions de communications téléphoniques simultanées

Dans le nouveau système inauguré hier, le système de câble dont il est question ici, couvre 28 000 km de longueur, et traverse des pays comme l’Angola, la Côte d’ivoire, le Bénin, l’Espagne, le Portugal, l’Inde et la Malaisie. Ce système qui permet aux opérateurs d’accéder au réseau mondial des câbles sous-marins numériques en connectant la quasi-totalité des régions du globe a une capacité de 120 Gigabits, soit 6 millions de conversations téléphoniques simultanées ou bien le transfert du contenu de 35 Dvd par seconde. Ce qui offre aux clients, selon les techniciens, des accès plus larges avec une qualité technique inégalée vers les nouveaux marchés. Outil de performance réservé aux grandes entreprises, aux gros serveurs, le câble Sat-3/Wasc/Safe constitue une route alternative qui permet le secours des autres câbles sous marins installées entre l’Europe et l’Asie.

Sat-3/ Wasc/safe : Mode d’emploi

Sat-3/Wasc/Safe est le composé d’une série d’outils fourni par les opérateurs du projet de câble sous-marin qui arrose l’Afrique, une partie de l’Europe, l’Asie, l’Amérique et l’Océanie. Le système sous-marin " Sat-3/Wasc " réalisé par Alcatel Submarine Networks (France) et qui intéresse directement le Sénégal et les pays côtiers d’Afrique, constitue l’épine dorsale du futur réseau de ville à ville. Partant du Portugal, le câble a été installé jusqu’en Afrique du Sud, en permettant à plusieurs pays situés le long de la côte ouest-africaine, d’être connectés avec l’Europe et de bénéficier d’une liaison à haut débit, parfaitement adaptée aux télécommunications, notamment l’Internet. Il est composé de deux paires de fibres d’une capacité totale de 60 Gigabits par seconde par paire. Ce qui est l’équivalent de 720 000 communications téléphoniques simultanées.

Le câble sous-marin, appelé " Safe " est lui composé de deux paires de fibres équivalant à quelque 480 000 communications téléphoniques téléphoniques simultanées. Son segment est circonscrit entre l’Afrique du sud, et l’Asie et a été fourni par la société américaine Tyco Telecommunications (Usa).