Alcatel vient d’annoncer la signature d’un contrat de plusieurs millions de dollars avec le consortium SAT-3/WASC/SAFE. Rappelons que le câble sous-marin d’une longeur de 28 000 km a été inauguré en Mai 2002 et relie l’Afrique à l’Europe et l’Asie. Partant du Portugal à l’Afrique du Sud, puis vers l’Inde et la Malaisie, des branches désservent le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Nigéria, le Cameroun, le Gabon, et l’Angola. La mise en service de ces branches a permis un accroissement conséquent de la bande passante Internet disponibles dans ces pays, la connexion Internet ne s’effectuant auparavant que par des connexions satelittes ne délivrant chacune que des débits de l’ordre de plusieurs Mbit/s. C’est ainsi que ces pays ont pu ajouter, courant 2003, à leur bande passante totale constituée de plusieurs connexions VSAT de 2 Mbit/s, une connexion par fibre optique délivrant 50 Mbit/s. Le Ségénal a depuis augmenté sa bande passante à plus de 400 Mbit/s. Avec l’augmentation de la bande passante, des offres ADSL ont pu apparaitre dans les capitales de certains pays côtiers bénéficiant du câble sous-marin (Abidjan, Dakar, Cotonou).En outre, des chantiers de pose de fibres optiques entre la Côte d’Ivoire, le Togo, le Mali, le Ghana, le Bénin et le Niger ont démarrés.
Le projet de modernisation du câble sous-marin, annoncé dans les milieux financiers, a pour objectif de répondre à l’intensification du trafic de données haut débit. Selon le président du comité de gestion du consortium SAT-3/WASC/SAFE, la modernisation de l’équipement "va nous aider à répondre à la demande croissante de communications toujours plus rapide et d’un meilleur rapport coût/efficacité sur le continent africain"
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