Africa Computing - Cours réseaux - La couche transport (niveau 4).

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Chapitre 6 : La couche transport (niveau 4)





6.1. Protocoles de liaisons point à point (PPP)



6.1.1. Historique

Au milieu des années 80, le besoin se fait sentir pour l’INTERNET d’un protocole de liaison Point à Point pour la famille des protocoles TCP/IP. La plupart des sites utilisaient alors des réseaux locaux (LAN) et des réseaux de paquets tels que X25 pour les liaisons longues distances.

Bref on inventa SLIP (Serial Line IP Protocole) que l’on abandonna rapidement pour PPP, car ce protocole était incapable de sélectionner de manière facile les adresses IP des extrémités.

PPP devait résoudre :

  • l’affectation des adresses IP de chaque coté ;
  • fonctionner sur une liaison de type synchrone (chaîne de bits) ou asynchrone (orienté caractère avec stop bit et start bit) ;
  • être multi protocole ;
  • capable de tester la qualité de la ligne, détecter les erreurs (un CRC est ajouté) ;
  • gérer des options de négociations et de compression (Van Jacobson).

Deux familles de protocoles ont étés crées : Link Control Protocol et Network Control Protocol.

PPP est maintenant livré sur tout PC ou Mac comme couche de liaison vers un fournisseur INTERNET en utilisant des modems sur le port série.



6.1.2. PAP & CHAP

Ces noms "barbares" sont des méthodes d’identification négociées à l’intérieur du protocole PPP. On envoie comme renseignement un nom utilisateur et un mot de passe.

PAP laisse passer le mot de passe en clair.

CHAP crypte le mot de passe avant de le passer sur le réseau.

PAP et CHAP sont utilisés classiquement pour les accès distants sur Internet pour valider les autorisations.



6.2. Le routage des datagrammes IP

Le routage est l’opération d’acheminer les paquets à bonne destination. Les machines effectuant cette opération sont appelées routeurs ou passerelles. Dans la terminologie anglo-saxonne, on parle de router ou gateway. Un routeur est souvent une machine spécialisée et sans disque dur (fiabilité). Cependant une station Unix ou un Windows NT peuvent faire le travail.

6.2.1. Transfert direct ou indirect

Si les 2 machines sont sur le même réseau physique, la remise est directe, on s’appuie sur la couche de liaison pour envoyer les informations. Pour déterminer l’adresse physique, on utilise arp. Dans le cas ou les machines ne sont plus sur le même réseau, on va passer par un routeur.

6.2.2. Exemple de transfert

Exemple de routage (GIF)

Pour atteindre C, A effectue une remise directe. Pour atteindre B, ce sera indirect en passant par le routeur. Le routeur a deux adresses car l’adressage IP ne concerne que les interfaces sur le réseau et non la machine elle même. A ce propos , si le routeur est connu par l’adresse 193.50.125.1 et que la carte est en panne, on ne pourra l’atteindre alors que ce serait possible via 194.214.25.1 en supposant que les 2 réseaux aient des accès indépendants vers l’extérieur.

Pour que le routage marche, A pour atteindre B et connaissant l’adresse IP du routeur R, va faire un broadcast ARP, extraire l’adresse physique de D et ensuite générer le paquet avec une adresse de destination qui n’est pas celle du routeur. Celui ci s’en servira pour acheminer plus loin ce datagramme.



6.2.3. Routage IP via des tables statiques

Cette table va indiquer les routes à prendre en fonction du réseau, un peu comme une carte routière.

Exemple de routage IP via des tables statiques :

Exemple de routage IP via des tables statiques. (GIF)
Pour R1 :
193.50.125.0 Direct
194.214.25.0 Direct
194.214.24.0 Direct
193.50.126.0 194.214.24.2

Pour R2 :
193.50.125.0 194.214.24.1
194.214.25.0 194.214.24.1
194.214.24.0 194.214.24.1
193.50.126.0 Direct



6.2.4. Default gateway ou passerelle

Pour conserver de petites tables (il y a des millions de réseaux), on a inventé le panneau "Autres Directions". Ce panneau s’appelle la ROUTE PAR DEFAUT.

Si R1 est le routeur externe, R2 peut avoir à la place des 3 réseaux cités : 0.0.0.0 194.214.24.1 ce qui veut dire tous réseaux non cités : passer par R1.



6.2.5. Mise à jour des tables

Ces tables sont définies statiquement par l’administrateur du réseau. Il existe des protocoles de routage qui permettent la mise à jour automatique des tables de routage. On parle de RIP, EGP, BGP,OSPF ,etc..

6.3. Internet Control and Error Message Protocol

Le réseau TCP/IP sur lequel s’appuie INTERNET est un réseau de type Datagramme. Le réseau n’a aucune mémoire de ce qui se passe, les datagrammes n’ont que deux renseignements, une adresse source et une adresse destination. A aucun moment, on ne sait par quel routeur le datagramme est passé. Or, il faut bien informer la source des problèmes du réseau.

Pour cela, on utilise les messages ICMP, voici les différentes valeurs du champ type de ICMP :

Les messages ICMP. (GIF)

A retenir :

  • Les ICMP sont les messages d’incident de réseaux.
  • Il avertissent les machines émettrices des incidents du réseau.
  • Un routeur ne peut avertir un autre routeur par ICMP.
  • Les commandes PING et TRACEROUTE s’appuient sur les ICMP.