L’adresse IP numérique étant difficile à manipuler, une représentation hiérarchique de nom de machines a été mise en place pour faciliter l’utilisation du réseau. Cependant dans les couches basses du réseau, seule la valeur numérique est utilisée. Le DNS est non pas une couche du réseau, mais une application. Les noms sont composés par une suite de caractères alphanumériques encadrés par des points. Par exemple romarin.univ-aix.fr correspond à l’adresse 193.50.125.2 et le mécanisme qui associe le nom au numéro s’appelle la résolution de noms. Cette représentation est hiérarchique.
Les serveurs qui traitent la conversion nom = adresse ou adresse = nom sont des serveurs de nom ou DNS.
Les domaines de la racine sont des domaines génériques ou des domaines géographiques.
com : Organisations commerciales (hp.com par exemple)
edu : Institutions éducatives (américaines)
gov : Organisations gouvernementales US
int : Organisations internationales
mil : Militaires Us
net : Réseau
org : Organisation à but non lucratifbf : Burkina Faso
de : Allemagne
uk : Angleterre
fr : France
Cette commande permet d’interroger un serveur de nom de manière interactive, de demander à lister le domaine (toutes les machines du domaine par exemple).
File Transfer Protocol RFC959 :
Le protocole de transfert de fichier utilise deux connexions TCP : l’une pour les ordres (le port 21) et l’autre pour les données (20). La connexion pour les données est crée à chaque fois qu’un fichier est transféré mais aussi pour lister un répertoire. Cette connexion de données s’établit du serveur vers le client en sens inverse de la première connexion de contrôle. Une simple émulation de terminal suffit à donner les ordres car ceux-ci sont composés de caractères courants et non de chaînes de bits.
Exemple :
Remote system type is UNIX.
Using binary mode to transfer files.
ftp> cd /pub/linux
250 CWD command successful.
ftp> dir
200 PORT command successful.
150 Opening ASCII mode data connection for /bin/ls.
total 4
drwxr-xr-x 3 root root 1024 Jan 7 16:11 .
drwxrwxr-x 5 root wheel 2048 Oct 17 10:02 ..
drwxr-xr-x 7 lalot root 1024 Jan 23 03:10 kernel
lrwxrwxrwx 1 root root 24 Sep 21 07:44 redhat ->
../../pub1/linux2/redhat
lrwxrwxrwx 1 root root 32 Nov 19 11:46 redhat-contrib ->
../../pub1/linux2/redhat-contrib
lrwxrwxrwx 1 root root 27 Jan 7 16:11 slackware ->
../../pub1/linux2/slackware
226 Transfer complete.
ftp> get README
200 PORT command successful.
150 Opening BINARY mode data connection for README (1099 bytes).
226 Transfer complete.
1099 bytes received in 0.0136 secs (79 Kbytes/sec)
Le WEB, c’est l’application qui a « vendu » le réseau INTERNET qui jusque là n’était prisé que de quelques initiés. Pourtant ce développement récent, est dû au CERN, Centre Européen de la Recherche Nucléaire.
Le principe est de transmettre par le réseau des documents hypertextes, contenant des images, des liens, etc.., un peu comme le help de windows ou hypercard de Apple.
Une normalisation d’adressage des différents services de TCP/IP a été crée de manière à banaliser l’accès aux services au travers d’un browser ou butineur (terme proposé en français).
Parmi ceux-ci on peut citer Netscape, INTERNET Explorer, Mosaic (l’ancêtre).
Syntaxe :
Service : // adresse INTERNET FQDN / nom du fichier ou de l’objet
Exemples :
HTTP est Hyper Text Transport Protocol , HTML le langage des pages Hyper Text Markup Language. Pour http, le langage des documents s’appelle le HTML, il existe un certain nombre d’outils pour créer ces pages (Hot Dog pro, NetScape, Adobe PageMil, Dreamweaver, Microsoft FrontPage, etc..).
Ce sont des fichiers texte lisibles, et un bon spécialiste peut écrire directement en HTML. Bref ce qui vend le mieux le réseau est peut être une des applications les plus triviales.
Chaque page est transmise par une session TCP port 80 qui est fermée à la fin de la réception. Le clic sur une information hypertexte est purement local et va directement au serveur concerné, on ne repasse pas par le même serveur.
Le business étant rentré dans les protocoles INTERNET, les choses avancent très vite mais de façon plus désordonné. Auparavant, beaucoup de développements étaient dus à des organismes de recherche sans soucis de rentabilité ou de compétition.
Le WEB permet aussi de passer des données à un serveur qui va construire une page HTML constituant la réponse (cgi-bin par exemple). Ceci est un peu limité car on ne peut pas faire exécuter un programme au client. Plusieurs développements ont eu lieu ces derniers temps.
SUN, société qui vend et fabrique des stations de travail sous Unix a crée un nouveau langage et concept de réseau : le JAVA. Ce langage est de type C++ et le programme est envoyé au client qui l’exécute ensuite. Il existe des compilateurs qui vont créer un pseudo code JAVA qui sera interprété dans la machine distante.
MICROSOFT met en avant ActiveX qui est du même style mais très dépendant de Windows et de la plate forme Intel. D’ou problème pour faire tourner l’application sur un Mac ou une station Unix. NETSCAPE fournit aussi JavaScript qui n’a rien avoir avec Java et permet de développer dans un langage interprété assez simple.
La plupart des browsers sont plus ou moins compatibles avec ces langages.
De toute façon le choix sera fait par les développeurs, mais MICROSOFT risque d’avoir une longueur d’avance car INTERNET Explorer est inclus dans les dernières versions de Windows.